La Maison des Brasseurs (L’Arbre d’Or) : façade, hauteur et histoire sur la Grand-Place
La Maison des Brasseurs, aussi appelée L’Arbre d’Or, se trouve au numéro 10 de la Grand-Place et atteint 26 m dans le référentiel municipal. Elle accueille les tanneurs puis les tapissiers, avant son rachat par les brasseurs au début du XVIIe siècle. Sa reconstruction de 1698 et ses reliefs de métiers offrent des repères pour lire la façade.
Données au 11 octobre 2026.

Les repères devant la façade
| ID du bâtiment | 010 |
|---|---|
| Adresse | Grand-Place, 10 |
| Hauteur totale (m) | 26 |
| Fonction historique | Maison de corporation ayant accueilli successivement les tanneurs et les tapissiers avant d’être rachetée par les brasseurs au début du XVIIe s. |
| Reconstruction | 1698 |
Source des adresses, hauteurs, fonctions historiques, dates et décors : Ville de Bruxelles / Data Management ; Behind Brussels ; Google Maps. CC BY 4.0. Données au 11 octobre 2026 (lecture du jeu municipal). Textes reformulés, sept maisons regroupées ; hauteur sans date de mesure fournie.
L’Arbre d’Or, la maison du numéro 10
La Maison des Brasseurs porte aussi le nom de L’Arbre d’Or. Elle se trouve au numéro 10 de la Grand-Place et atteint 26 mètres dans le jeu de données de la Ville. Sa façade offre trois repères faciles à relier : une composition monumentale, des reliefs consacrés aux activités de production et une statue équestre qui couronne le pignon. Pour l’observer, commencez au niveau des reliefs avant de lever le regard vers le sommet.
Le nom des Brasseurs correspond à une étape de son histoire corporative. Derrière cette appellation connue se trouvent plusieurs périodes, que le décor et les dates permettent de distinguer.
Des tanneurs et tapissiers aux brasseurs
Avant son acquisition par les brasseurs au début du XVIIe siècle, la maison accueille les tanneurs puis les tapissiers. La Ville la décrit ainsi comme une maison de corporation ayant servi plusieurs métiers. Cette histoire précède la reconstruction de 1698. Elle permet de distinguer l’ancienneté de la présence des brasseurs et la date du bâtiment reconstruit.
Les sujets du décor présentent le houblon, les tonneaux et les vendanges. Ces scènes donnent des gestes et des produits à observer, à côté des armoiries et du couronnement monumental.
Une reconstruction datée de 1698
La Ville date la reconstruction de 1698 et nomme l’architecte Willem De Bruyne. Ce jalon donne un point de départ clair à la lecture de la façade. Il ne faut pas le confondre avec l’achat par les brasseurs, situé au début du XVIIe siècle. L’histoire de la corporation dans la maison est donc antérieure à ce chantier.
Le Cygne est lui aussi reconstruit en 1698, mais par Cornelis Van Nerven. Comparez les reliefs des Brasseurs à sa composition classique française et à son toit en dôme.
Un ordre colossal qui relie deux étages
La notice décrit un style baroque à tendance classique. Son principal repère de composition est l’ordre colossal, qui unit les deux étages de la façade. En architecture, cette expression désigne un dispositif vertical qui s’étend sur plusieurs niveaux. Regardez comment il rassemble l’élévation plutôt que de traiter chaque étage comme une bande indépendante. Cette liaison participe à l’effet monumental de la maison.
Au-dessus, un fronton courbe est surmonté d’un pignon. Ces deux éléments forment une transition entre les étages et le couronnement sculpté. Suivez cet enchaînement depuis la place : niveaux unis, fronton courbe, pignon, puis statue équestre. Vous disposerez d’un ordre d’observation précis, sans avoir besoin d’identifier chaque détail d’ornement. L’intérêt de la façade tient à cette organisation autant qu’aux sujets de ses sculptures. Son décor de métier s’inscrit dans une composition pensée pour être remarquée.
Houblon, tonneaux et vendanges dans les reliefs
Trois bas-reliefs composent une partie importante du décor. La Ville y identifie la cueillette du houblon, le transport de tonneaux et les vendanges. Un bas-relief est une sculpture qui se détache faiblement de son fond. Cherchez les scènes comme des images d’activité : récolter, déplacer des contenants et vendanger. Elles donnent des sujets concrets à une façade que l’on pourrait autrement regarder seulement pour sa silhouette.
La notice française attribue les deux reliefs latéraux à Pieter Van Dievoet et indique qu’ils pourraient être originaux. Cette attribution et cette ancienneté restent formulées avec prudence dans la source. Retenez les sujets représentés, qui sont explicitement identifiés, puis cette distinction entre les deux reliefs latéraux et l’ensemble du programme. Elle évite de présenter toutes les sculptures comme des éléments assurément conservés depuis la reconstruction de 1698.
Charles de Lorraine au sommet du pignon
Une statue équestre de Charles de Lorraine domine le pignon. Le cavalier constitue un repère immédiat pour distinguer cette maison du Cygne, dont le sommet comporte un dôme et un belvédère. Après l’observation des scènes de travail dans les reliefs, remontez vers les armoiries, puis vers cette figure. Vous verrez comment le programme combine les références professionnelles et un couronnement consacré à un personnage nommé.
L’histoire de la statue ne se confond pas avec celle de la reconstruction. La notice municipale précise que l’exemplaire décrit est le cinquième installé à cet endroit. Le sommet a donc connu plusieurs statues successives. Ce détail invite à distinguer la continuité d’un emplacement décoratif et la permanence matérielle de l’objet qui l’occupe. Il enrichit la lecture de L’Arbre d’Or, comme la copie de Saint Michel posée en 1996 enrichit celle de l’Hôtel de Ville.
Les restaurations et la comparaison avec Le Cygne
La Maison des Brasseurs est restaurée entre 1893 et 1900. Une autre campagne menée par la Ville s’achève en 2008. La façade est classée en 1977 et certaines parties intérieures en 2002, selon la notice municipale. Ces dates rappellent que la conservation concerne plusieurs étapes et plusieurs parties du bâtiment. Elles complètent la reconstruction de 1698 sans se substituer à elle.
Pour terminer l’observation, comparez L’Arbre d’Or au Cygne. Les hauteurs sont voisines, 26 et 28 mètres, et les deux notices citent une restauration terminée en 2008. Les silhouettes se distinguent pourtant nettement. Les reliefs et la statue équestre racontent ici une représentation professionnelle différente des allégories des bouchers. Revenez aux trois scènes de la façade : elles constituent le meilleur aide-mémoire pour retrouver la Maison des Brasseurs après un tour de la place.
Comparer les façades de ce côté de la place
| Façade | Adresse | Hauteur (m) |
|---|---|---|
| Hôtel de Ville | Grand-Place, 8 | 96 |
| Le Cygne | Grand-Place, 9 | 28 |
| La Maison des Brasseurs (L'Arbre d'Or) | Grand-Place, 10 | 26 |
Le Cygne dépasse la Maison des Brasseurs de 2 m (28 contre 26 m). La tour de l’Hôtel de Ville culmine 68 m au-dessus de la hauteur du Cygne (96 contre 28 m).
Carte et adresse pour se repérer
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- Musée de la Ville de Bruxelles / Maison du Roi : 24 m à vol d’oiseau entre les points des référentiels.
- Le passage : 152 m à vol d’oiseau entre les points des référentiels.
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